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La sélection des documentalistes

Préparatifs de déconstruction sur l’ex-Saône

A lire sur meretmarine.com

Longue histoire que celle du navire La Saône ! Ce pétrolier, né à Dunkerque en 1939, va être prochainement démoli, après les différentes opérations de préparation décrites dans l’article de Mer et Marine daté du 28 février 2013.

La Saône est à peine mis sur cale avec son sister-ship La Seine, aux Ateliers & Chantiers de France de Dunkerque, que la Seconde Guerre mondiale éclate. A leur arrivée, en juin 1940, les Allemands découvrent un chantier où de nombreuses installations sont détruites, mais où les navires sur cale sont quasi intacts : ils décident d’en faire poursuivre la construction, en les rebaptisant Storman et Rheinplatz. Les difficultés d’approvisionnement, et un zèle plutôt "limité" des ouvriers dunkerquois, ralentissent, des années durant, la construction des deux navires. En septembre 1944, les Allemands sabotent les deux unités sur cale. 

A la Libération, à l’état d’épaves, La Seine et La Saône sont vouées à la démolition : c’est sans compter sur la volonté des responsables du chantier qui estiment leur relevage possible. Le Gouvernement français, propriétaire des navires, décide de les réaffecter à la Marine marchande. Le tour de force sera réalisé : La Seine et La Saône sont relevés, baptisés en 1948, achevés et loués l’année suivante à la Compagnie Auxiliaire de Navigation du Havre. Courte carrière marchande puisqu’en 1953, la Marine nationale récupère les deux unités.

De 1958 à 1961, La Saône effectue diverses missions de ravitaillement. Le navire subit des transformations qui en font un véritable pétrolier ravitailleur d’escadre (PRE) - nom de coque A628 - et entre en service actif en 1963 d’abord à Brest, puis à Toulon, jusqu’en 1981, date de son retrait du service actif. Condamné en 1982, il devient le Q622, il est alors transféré à Port Avis pour servir de brise-lames. En 2009 il est remorqué à Toulon en vue de sa démolition ; le marché de déconstruction a été attribué aux sociétés Foselev et Topp Decide. Le démantèlement sera prochainement effectué à La Seyne-sur-Mer, sur un dock flottant qui sera loué pour l’occasion.

Pour en savoir plus sur l’histoire de La Saône (et de son jumeau), nous vous conseillons la lecture de l’ouvrage :
Pétroliers-ravitailleurs de Jean MOULIN et Patrick MAURAND (Marines Editions, 2002), consultable au centre de documentation.
 

►► Lire l’article de Mer et Marine 

 

Crédits photo © meretmarine.com

 

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